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Originaire de : Tartare
Dn : 5017



Lucilla Caelia Laevinia

░   Dim 26 Jan - 23:01   ░

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Ψ   Ψ LUCILLA · FILIA DISCORDIAE Ψ    Ψ


Identité


Groupe d'appartenance : Citoyens

Identité complète : Lucilla Caelia Laevinia

Origine : Officiellement? Romaine…

Liens de parenté : Ô mortels, vous qui lisez ces lignes, ne doutez point de la véracité de ce qui vous sera rapporté et conservez ces sombres secrets parfaitement scellés en vos frêles poitrines. Lucilla n'est la fille d'aucun homme et ne possède ni mère ni père, elle n'est qu'une création. Faîte d'ombre et d'éther, elle fut éveillée dans les profondeurs du Tartare grâce à l'ichor de la déesse Discorde qui lui insuffla la vie, laissant ainsi le sang des dieux s'écouler en ses veines, le Fléau de l'Olympe grava à jamais son aura en l'âme de son nouveau jouet. Elle l'envoya ensuite soulever le sable de Capoue, laissant les grains du désert s'élever à chacun de ses pas et se distiller au vent, répandant à l'ombre de leurs particules les mille et un maux que sa mère destinait à l'humanité...




Moralité


Ô mortels! Entendez et ne vous détournez pas de ce que je vais vous conter, car elle est de ces vérités qu'il ne faut oublier! Ne laissez point la folie vous emporter et les charmes de ses traits vous enjôler, car si ses lèvres vous adressent le plus tendre des sourire, que ses yeux vous font languir et que ses mots habiles se frayent un chemin jusqu'en vos poitrines, sachez que vous n'êtes déjà plus. Le mensonge est son art quand elle fait de la beauté la plus redoutable de ses armes! Actrice insoupçonné à la myriade de masque, ne pensez pas pouvoir vous emparer du voile afin d'entrevoir son véritable visage. De sa personnalité elle ne dévoile que ce qu'elle veut, à qui elle le veut et quand elle le veut. Bien qu'humaine de part sa condition, son coeur ne connait ni pitié ni tendresse, seul le chaos étreint son âme et berce ses jours. Jamais elle ne ressentira le moindre élan de compassion pour vos tristes vies et malheur à celui qui, possédant la crédulité du nouveau né, se moquera de cet avertissement! Ses pensées et sa loyauté ne vont qu'à sa mère Discorde et seule la volonté de sa créatrice lui importe! L'unique but de sa vie est de porter haut les aspirations du fléau de l'Olympe à qui elle est totalement soumise. Façonnée à l'image d'Éris, elle use de sa ruse et de son intelligence afin de jouir dans l'ombre de son implacable pouvoir et de disposer de ses pions comme bon lui semble. Créature de rêve aux fureurs infernales, Lucilla souffle sur le fil de leur vie, faisant ainsi s'élever les tempêtes du chaos sur ses victimes, jubilant à l'idée d'obscurcir leurs jours, de faire frémir leurs coeurs. Jamais repu des méfaits de la veille, elle s'enivre dès l'aube des effluves de malheur qui suinte des maisons qu'elle a marqué et contemple d'un oeil avide l'abîme ainsi conjuré...




Chronologie



  • 73 avant J.C: Création de Lucilla par Éris dans les entrailles du Tartare
  • 73 avant J.C: Première véritable apparition de Lucilla à Rome
  • 73 avant J.C: Rencontre puis mariage avec Quintus
  • 73 avant J.C: Arrivée à Capoue pour Lucilla (retour aux sources pour Quintus) et débuts de ses manigances...





Récit d'un fait marquant


La vengeance, engeance de la discorde revêt de bien séduisant visage, certains plus familier que d'autres, parviennent à nous enjôler avec aisance, révélant à tous cette face cachée que nous-mêmes n'avions encore jamais soupçonné. Elle est une descente longue et sinueuse à travers l'obscur dédale de notre âme. Jamais véritablement seule en ce tortueux corridor, elle me guida, telle Circé dévoilant à l'endurant Ulysse les portes du Tartare, jusqu'à l'antre de ma haine. L'amour, l'honneur, mon cœur, tels étaient les clefs qui maintenaient sous scellé toute mon inimitié. Tour à tour bafoué, souillé puis brisé, plus rien ne pouvait contenir ce courroux qui grondait en ma poitrine. Le ciel ombrageux de la colère était venu couvrir mes jours, les obscurcissant à chaque instant d'avantage, réduisant la lumière céleste et miséricordieuse à un mince filet à peine perceptible qui venait instantanément mourir en cet amas dense qui couvait l'orage à venir. Le temps de restaurer mon nom et de recouvrer mon honneur de femme était promptement arrivé. J'avais juré en cet instant que rien ni personne ne me ferait revenir sur mes mots. Ni morale ni remords pour me faire culpabiliser, seul subsistaient les conseils avisés de celle qui s'était révélée comme étant une véritable amie en cette douloureuse épreuve: Lucilla.

Lucilla Caelia Laevinia, épouse du vénérable et estimé sénateur Quintus Caelius Augustus, brillait de par son intelligence et sa sagesse. Nul ne pouvait remettre en doute sa vivacité d'esprit et lorsque de sa bouche s'échappait la moindre parole, tous était témoins de cette prodigieuse faculté qu'elle avait d'être écouté de son auditoire. Oratrice émérite pour les uns, poupée de cire aux traits délicieux qui déroba sa gloire de par son bienheureux mariage et l'attrait de ses courbes voluptueuses pour les autres, aucun citoyen ne partageaient une même opinion la concernant. Néanmoins, nombreux s'accordaient quant au fait que cette femme semblait remarquable en tout point et nombreuses étaient celles qui, comme moi, la prenaient secrètement pour modèle. Ses rivales étaient tout aussi nombreuses cela va sans dire mais, aucune ne parvenait à faire chuter la citoyenne de son piédestal. Sa simple présence suffisait à semer la dissension au sein de l'élite Capouane, elle, cette mystérieuse romaine qui s'était si vite accaparée l'attention de la cité du vice. Alors que son mari s'opposait fermement à Publius Decius Mus au sénat, marquant ainsi les esprits de par son audace et ses idées qui laissaient miroiter un renouveau pour Capoue, Lucilla gagnait elle aussi des voix de son côté, entretenant ainsi la bonne réputation de la gens Caelia.

Très vite, la ville se scinda en diverses factions avec les partisans de Quintus d'un côté et ceux de Publius de l'autre, entre ces deux groupuscules vinrent se greffer les indécis tel que mon mari: Caïus Terentius Severus. Plus le temps passait, plus les esprits s'échauffaient cependant, l'ordre établi régnait encore. Il était important pour un citoyen de bien choisir ses alliés et, lorsque Lucilla s'intéressa à moi, je ne pus résister à cet éclat de gloire éblouissant qui martelait à ma porte. Même si mon époux avait noué certains liens avec Publius, le faste et l'autorité grandissante de Quintus me laissait miroiter de toutes nouvelles perspectives d'avenir pour notre famille. De plus, Caïus possédait cette formidable capacité à sentir le zéphyr souffler sur les plus glorieuses vallées et ainsi, transporter d'un rivage à l'autre la prospérité anciennement donné. Toutefois, ce qui caractérisait le plus mon mari était son hédonisme sans limite et cet intarissable envie qui, subtilement tapis en son cœur, le consumait jour après jour. Tout ce qu'un homme voulait, Caïus le désirait plus ardemment encore. Ne prenant toujours pas véritablement part aux querelles politiques, il préférait revêtir son apparat d'homme aux mille visages et veiller sur ses investissements. Oui, la noblesse d'âme n'était pas le trait de caractère le plus marquant chez lui, néanmoins, il possédait l'atout le plus formidable qu'il puisse être donné à un mortel: la ruse. Grâce à cela, mon époux parvenait toujours à obtenir ce qu'il convoitait le plus et il ne faisait nul doute qu'il s'apprêtait à faire siens les lauriers de la victoire. Je connaissais les sinueux desseins qui naissaient peu à peu en son esprit et savais qu'il ne pourrait résister guère plus longtemps à l'appel assourdissant du pouvoir. Publius étant loin de la chute malgré la menace que représentait Quintus, il fallait que nous agissions promptement mais surtout, avec la plus grande des vigilances.

Il ne nous fallu guère longtemps avant que la radieuse Fortuna au gouvernail heureux ne nous envoie ses bienfaits. Durant quelques semaines, le domus des Caelli s'agitait de jour comme de nuit et, alors que de nouvelles colonnes de marbre s'érigeaient jusqu'aux cieux et déployaient la bâtisse sur un plus vaste terrain, chaque patriciens étaient conviés à un mystérieux banquet. Les rumeurs, elles, se faisaient à chaque heure plus nombreuses et Capoue, vivifiée de cette nouvelle effervescence, s'ornait de ses plus belles parures et revêtait sa robe à la traîne pourpre pendant qu'en coulisse, se drapaient dans les toges au blanc immaculé, des dagues à l'acier acéré. Tout ces cœurs avides répondaient aux obscures murmures qui leurs soufflaient que la grande Rome s'apprêtait à fouler les terres de sa sombre jumelle. Et ce fut vrai, au crépuscule du vingtième jours après l'annonce du banquet, nous fûmes tous saisi d'une stupeur non dissimulé lorsque nous vîmes Nero Larcius Flavius, consul romain et intendant de la force militaire de l'empire siéger aux côtés de Quintus. L’événement tant attendu promettait de respecter toutes ses promesses. Le domus s'était habillé d'or et de rouge à la teinte cramoisi aussi profonde que le vin qui s'écoulait sur les tables. Tout semblait avoir été méticuleusement organisé, des draperies aux fines broderies en passant par l'excellence de la table, la finesse des mets, l'ornement du domus mais surtout, la qualité des jeux... Une poignée de gladiateur dont le sang semblait s'écouler à torrent et abreuver la terre jaunie par la course de Phebus au char flamboyant, avivait à la cadence de leur glaive, les esprits les plus belliqueux de l'assemblée. Dans l'Atrium, les danseuses de Gadès de leurs ondulations lascives, faisaient vriller les sens des spectateurs, envoûtant cette myriade d'yeux qui se rivait avec avidité sur elles et qu'elles faisaient dépérir de leurs langoureux soupirs. Le stupre et la violence se rencontrait une nouvelle fois encore pour remémorer à tous quel était le véritable visage de Capoue la décadente. Autant dire que cette soirée ne fit que décupler la haine de Publius envers Quintus qui, d'un revers de main et d'un zèle marqué, venait de confronter le patriarche des Decii à tout ce qui le répugnait ici-bas. Ce fut aussi la première fois que je rentrai en contact avec Lucilla. Sortie un instant reprendre mes esprits, je ne m'étais pas aperçu que j'avais été suivi:

"Cette soirée est donc si peu à ton goût que tu préfères fuir en abandonnant ton mari?"

"Oh non, loin de moi cette idée! Je voulais juste profiter de l'air du soir avant que le vin n'embourbe définitivement tous mes sens."

"Tu as bien raison, mais, si ce n'est le vin qui t'enivre, sans doute est-ce le sang des gladiateurs qui aura raison de toi..."

Suivant machinalement ce regard où se mêlait la douceur du velours et la teinte de l'acier, je fis chuter le mien sur les dépouilles des gladiateurs qui se trouvaient en contrebas. Un haut le cœur me saisi immédiatement, arrachant un léger sourire à l'hôte de cette soirée.

"Tu me parais être un cœur bien tendre pour une pareille cité, pardonne ma maladresse, j'étais loin de me douter qu'une telle vue troublerait la tienne."

"Aucun cœur n'est tendre ici à Capoue, le mien ne fait pas exception, je n'apprécie que moyennement la vue du sang, telle est ma faiblesse sans doute."

Elle me sourit de nouveau avant de poursuivre la discussion. Sans nous en rendre compte, nous étions restées là un long moment à converser sur divers sujets, ce ne fut que lorsqu'une vive querelle éclata entre Caïus et Publius que nous nous séparâmes, chacune retrouvant son époux respectif et assumant son rôle. Le temps passa et mon mari cessa toute relation avec Publius au profit de Quintus. Ce changement d'association me permit de côtoyer plus fréquemment Lucilla et de devenir l'une de ses proches. Tout semblait aller pour le mieux et, étrangement, la prise de position de Caïus ne paraissait pas altérer ni nos affaires ni même notre réputation, c'était même tout le contraire. On pouvait croire que j'étais heureuse de ma nouvelle condition, seulement, je remarquais les échappées nocturnes de mon époux, ses longs silences, ses mains qui se faisaient plus hésitantes à parcourir mon corps et le siens qui désertait sans mal notre couche, son esprit qui était bien trop souvent perdu en de lointains desseins. Une tension malsaine s'insinua peu à peu entre nous et pendant que mon mari se dérobait à la nuit tombée, la suspicion prenait progressivement sa place en mon cœur. Il m'avait remplacé par une autre, il ne faisait aucun doute... Plus je cherchais des explications auprès de lui, plus je me heurtais à ce mur d'indifférence que Caïus avait lui-même dressé entre nous. La situation devenait invivable, il fallait mettre un terme à toute cette mascarade. Ce ne fut que lors d'une énième altercation -celle-ci plus violente que toutes les autres- que je fus mise au courant de tout ce qui se tramait. Caïus ne m'avait pas remplacé, il fut obligé de me délaisser afin de mettre en place le plan que Publius et lui avait imaginé... Leur altercation lors du banquet n'était qu'une mise en scène destinée à faire baisser la garde de Quintus, ainsi, Caïus aurait eu la voix libre pour l'approcher et lui confier de fausses informations au sujet de Publius. Par tous les dieux, mon idiotie n'avait donc aucune limite, s'il m'avait tenu aussi longtemps à l'écart, c'était pour nous protéger. Étant à présent dans la confidence, je me devais de soutenir mon époux en cette périlleuse entreprise et lui rapportait tout ce que Lucilla me confiait.

Néanmoins, un jour, le doute reprit sa place en mon cœur. Ce fut la première fois que je vis Lucilla aux prises de pareils émois, elle n'osait même plus déposer un œil sur moi et, lorsque nous conversions et que le nom de Caïus franchissait le seuil de mes lèvres, ses paroles devenaient évasives et son regard fuyant. À force de question, je réussis par lui faire avouer la vérité, elle me confia ses doutes quant à la fidélité de mon époux et les rumeurs qui l'accompagnaient. Je ne pouvais y croire et, laissant passer quelques jours, je remarquai moi aussi les regards des autres femmes sur moi. La médisance s'était emparée de mon nom sans que je ne m'en rende compte. Plus le temps filait et plus je les voyais, toutes ces bouches s'armer contre moi et répandre leurs atroces venin. S'en était trop, je devais alléger mon cœur d'un si lourd fardeau et n'ayant d'autres alliés, je m'en retournai à la seule en qui j'avais confiance en cet instant et qui avait voulu préserver ma dignité. Un soir, alors que Caïus était sorti depuis bien longtemps déjà, je me rendis à l'adresse que me confia Lucilla et quel ne fut pas l'effroi qui me frappa en cet instant. Ce porc était là, je le reconnus au chiton que je lui avais moi-même brodé, il se prélassait sur des couches miteuses et purulentes avec des traînées que même le dernier des hommes n'aurait osé toucher. C'était lui, je le savais, mon âme toute entière le reconnaissait. Il souillait sans vergogne mon nom et anéantissait mon honneur et à cause de ses vices, avait fait de moi la risée de tout Capoue. Je le haïssais de tout mon être et le maudissait de toute mon âme. Comment avais-je fait pour demeurer aussi aveugle quant à ses agissements? Elle m'avait alerté sur tout ce qui se tramait mais rien, je refusais d'écouter cette raison qui tentait d'abattre les œillères que je m'étais fixée. L'adultère pouvait être monnaie courante, mais jamais, elle ne devait être découverte. Comment osait-il? Je retournai à mes quartiers, attendant la venu de Caïus qui ne paru qu'avec les premiers éclat de l'aube. Il me contempla un instant, m'embrassa, m'appela sa femme avant de s'étendre sur notre couche de tout son immonde stature. S'en était trop, tout son être me répugnait et jamais je n'aurais pu laisser cette mascarade continuer. Le cœur meurtri par mes découvertes de la veille, je m'en allai retrouver Lucilla à ses appartements et après avoir recueilli mes pleures, ce fut ma vérité qu'elle écouta. Je lui révélai tout du complot qu'il préparait en coulisse, je lui avouai aussi ce que même Publius ne savais pas, à savoir que Caïus avait pour réel objectif d'évincer et les Décii et les Caelii en les liguant les uns contre les autres et que les informations qu'il donnait à Quintus étaient loin d'être toutes erronées. Après ces sombres révélations, Lucilla ne me jugea pas, bien au contraire, elle me traita en soeur et m'apporta tout son soutien afin d'assouvir ma vengeance. Je la laissais préparer un somptueux banquet pendant que de mon côté, je fis tout mon possible pour y amener Caïus. Je le laissais se délecter d'un bon carenum, goûter pour la dernière fois à la chair tendre d'un poisson au fumet des plus délicieux. Je demeurais muette et l'observais engloutir toute cette nourriture sans aucune retenue, jusqu'au moment où il sentit la vie se dérober à lui. Alors que ses mains enserraient sa gorge, je lui souris et lui dit d'une voie calme :

"Amour mon doux amour, c'est ici que nos chemins se séparent. Tu as meurtri mon cœur et brisé mon âme, il est donc temps pour moi de lacérer tes jours comme tu as balafré mon amour. Je t'ai tout donné, ma richesse, ma vie, mais tu n'as fait que les souiller... Pourquoi? Pourquoi m'as-tu fait ça?"

Je me levais, puis passant une dernière fois ma main en ses cheveux ébènes:

"Je ne te suffisais donc pas? Mon corps était-il devenu si hideux pour que ces moins que rien puissent trouver aussi facilement grâce à tes yeux ? Sais-tu au moins tout le tords que tu m'as fait? Sais-tu à quel point tu m'as déshonoré? Prends-tu consciences de tout ce mal que tu nous as fait? Le venin de mes fureurs est à présent plongé jusqu'en ton cœur et embrase le feu fatale à tout ton sang. Adieu traître que j'ai aimé jusqu'en cet odieux instant, je t'ai haï autant que je t'ai adoré ! Va donc! Lance ton dernier soupire! Expire! Et dérobe à l'aube cette flamme noire qui je l'espère, te guidera jusqu'aux confins du tartare!"

Il me contemplait de ses yeux ébahit, comme s'il ne comprenait pas ce que je lui rapportais. Le visage rougit par la vie que je lui fauchais, il s'agrippait difficilement aux pans de ma stola et, avant d'expier ses crimes, il me souffla en un ultime soupire:

"Je... Je... ne t'ai... jamais trahi..."

Interloquée, je me détachais avec hâte du corps inerte de Caïus, alors qu'au loin, Lucilla claquait lourdement en ses mains:

"Quel spectacle! Toutes mes félicitations! Je pensais qu'il ne mourrait jamais."

"Lucilla! Là ses derniers mots! Que voulaient-ils dire?!"

"Que ce mari qui t'a trompé n'était qu'un vile menteur et, que même face aux portes de la mort, il souhaitait te duper encore??"

"Sans doute..."

"Ou... Sans doute voulait-il dire que tu as à présent le sang d'un innocent sur les mains?"

"Que veux-tu dire?"

"Rien de plus absolu que la vérité. N'as-tu jamais envisagé la possibilité de t'être trompée?"

"Comment oses-tu?! Toi-même tu as confirmé les soupçons que j'avais! Tout Capoue est au courant de l'humiliation qu'il avait fait graver en mon front! Tu les as vu comme moi, tous ces regards! Tout ces chuchotements à chacun de mes passages! Tu ne peux le nier! Ils étaient tous contre moi! Tu me l'as toi-même dit!"

"Je n'ai fait que te confier des doutes qu'il me semblait bon de soulever. Je t'ai juste écouté et accompagné sur cette voie que tu as choisi. En réalité..."

Elle se pencha et glissa au creux de mon oreille d'un ton bas:

"Tout ceci est ton oeuvre Lucretia... Réjouie-toi."

Je me souviens m'être reculée, saisi par la stupeur de son brin de voix avant de renverser -au fur et à mesure qu'elle me révélait l'odieuse vérité- la coupe qui trônait aux côtés de mon défunt époux. J'avais été manipulée. Elle m'avait manipulé... Caïus ne m'avait même jamais trompé... Cette garce avait réussi à s'emparer du chiton que je lui avais brodé, avait payé un homme de la même carrure que lui pour le porter. Une fois le tout organisé, il lui avait suffi de laisser germer en moi ce grain de défiance et de me pousser à me rendre à ce bouge qu'elle m'avait indiqué. À cet instant, je me rendis compte du crime que je venais de commettre, de la folie qui était née en moi, car oui... Au fond, tout ceci avait été mon oeuvre, elle ne fut que le pernicieux murmure qui me guida à travers l'antre obscure de mes peurs. Quelles étaient ses véritables motivations? Nul ne le saura sans doute jamais. Peut-être était-elle tout simplement prête à tout pour préserver les intérêts de son mari. Cependant, une chose est sûre, la discorde est une notion bien insidieuse pour nous, simple mortel. Elle compose notre monde, se dissimule à l'orée de nos bouches, imprègne l'air qui anime nos carcasses faites de chair et de sang, se glisse jusque dans nos couches, étreint silencieusement nos rêves puis nos âmes... Habilement dissimulée en nos étroites poitrines, elle se fait à chaque seconde qui se dérobe de nos jours plus présente. Entre haine et vengeance notre cœur s'égare, jusqu'à ce qu'on ne fasse plus la distinction entre ce que nous sommes devenu et ce que nous étions. Nous nous perdons en ses sombres filets jusqu'à ce que notre vie en devienne un calvaire insurmontable et, la seule façon de nous défaire de son courroux et de toutes ces horribles lamentations est probablement de rompre à jamais le fil de nos jours.





Information Supplémentaire


Lucilla étant une création d'Éris, celle-ci peut entrer en contact très facilement avec la déesse et communiquer avec elle lorsqu'elle en ressent le besoin. De plus, Discorde lui a fait grâce d'un don particulier qui est celui d'entrevoir l'avenir. Ne vous y trompez pas, cette capacité ne la rend pas toute puissante et se veut extrêmement limité. En effet, elle ne peut avoir que des visions très courtes et floues d'un événement proche. Néanmoins, chaque chose possédant un prix, le fléau de l'Olympe n'a pas oublié de faire payer sa poupée d’éther et s'est également assurée de sa loyauté en marquant sa chair. Lucilla doit obéissance à Éris et ne peut se rebeller sous peine de subir les foudres de la déesse et d'endurer mille tourments, de plus, son aura est à jamais imprégné par Discorde, elle possède donc sa marque. Ainsi tous les dieux, et uniquement les dieux, sauront que Lucilla est liée à Éris et seront à même de percevoir son aura qui est similaire à une tâche d'encre évoluant en un verre d'eau.






Pour mes statistiques, comment es-tu arrivé sur l'I.Ro. ? Ouah, je m'en souviens plus, ça fait longtemps. Je dirais que Google est mon ami et qu'il m'a guidé jusqu'ici xD

Quel âge as-tu ? (ou une tranche) 22 ans

Et enfin, quelle est la clef du règlement ? Morphée ou Hypnos?

Des choses à ajouter sur toi ou sur ton personnage ? Ne nous brûlez pas de suite, je vous jure, nous sommes des gens bien xD

Qui est représenté par ton avatar ? Angélina Jolie
 




Déesse des désirs secrets
Originaire de : Rome
Dn : 129



Sylla

░   Lun 27 Jan - 10:05   ░

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Ψ   Ψ LUCILLA · FILIA DISCORDIAE Ψ    Ψ
Bienvenue !
J'adore ton récit !  fou Une cruelle Iago créé de l'éther pour semer le malheur et la désolation… Je suis impatiente que tu ai finis ta fiche !

Normalement, l'avatar d'Angelina Jolie était déjà pris, mais comme celle qui l'utilisait ne passe plus… Je ne sais pas.


 




 
Originaire de : Tartare
Dn : 5017



Lucilla Caelia Laevinia

░   Lun 27 Jan - 10:18   ░

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Ψ   Ψ LUCILLA · FILIA DISCORDIAE Ψ    Ψ
Hey Sylla! Merci ma jeune amie tu me fais trop d'honneur! *-*

J'espère pouvoir poster le reste durant ma pause xD

Pour ce qui est de l'avatar, ne t'en fais pas, j'avais demandé aux admins avant et j'ai eu leurs accords pour l'utiliser ^^ Donc normalement, je suis en règle  chaise  xD

*Donne des cookies à Sylla*  chaise
 




 
Originaire de : Tartare
Dn : 5017



Lucilla Caelia Laevinia

░   Mer 12 Fév - 18:17   ░

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Ψ   Ψ LUCILLA · FILIA DISCORDIAE Ψ    Ψ
Hello!!

J'ai enfin fini ma fiche!! Désolée pour le retard, je suis tombée malade =/

J'espère que ça vous ira  chaise 
 




Reine de l'Arène
Reine de l'Arène
Originaire de : Perse
Dn : 339
Esclave de : M. Valerius Serenus



Shiva

░   Mer 12 Fév - 23:18   ░

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Ψ   Ψ LUCILLA · FILIA DISCORDIAE Ψ    Ψ
Pfouiii que dire?! (De me rappeler de ne pas te lire avec les yeux explosés, ch'est mieux)  fist 

C'est vraiment magnifique. Ce personnage promet de faire des merveilles et ta plume est si fluide et envoûtante qu'on tombera forcément amoureux d'elle.
Je te tire mon chapeau, voilà encore un talent sur l'I.Ro, c'est indéniable!

Je t'épargne la réaction à chaud, avec une telle présentation, je pense qu'on a tous les éléments nécéssaires pour cerner un peu ton personnage, le reste, il est préférable de le découvrir à travers tes interactions avec les autres (fin' les autres, c'est vite dit, mais ne perdons pas espoir)

Je te VALIDE donc!
WELCOME!  hunt 



Spoiler:
 
 




 
Originaire de : Tartare
Dn : 5017



Lucilla Caelia Laevinia

░   Jeu 13 Fév - 10:21   ░

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Ψ   Ψ LUCILLA · FILIA DISCORDIAE Ψ    Ψ
Haaaan mille mercis *-* Je suis vraiment honorée de tels compliments! J'espère aussi que mes prochains écrits ne vous décevront pas du coup *pressiiiiiiion* xD

Yé souiii validéééé 0/   chaise 

Je profite donc de ce poste pour lancer un appel à Rp à toute âme voulant bien rôler avec Lucilla xD Faisons dynamiter Capoue!!!  diab 

En tout cas merci encore c'est super gentil *-* Et désolée pour tes yeux! xD Mon Karma s'est déjà chargé de te venger soit en rassurée xD
 




Délicate rousseur
Dn : 15077
Esclave de : Batiatus (c't'une longue histoire...)



Hécate

░   Ven 14 Mar - 19:45   ░

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Ψ   Ψ LUCILLA · FILIA DISCORDIAE Ψ    Ψ
Bienvenue!  fou 
J'adore ta fiche! Je la trouve juste exquise!
 




 
Originaire de : Tartare
Dn : 5017



Lucilla Caelia Laevinia

░   Ven 14 Mar - 20:53   ░

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Ψ   Ψ LUCILLA · FILIA DISCORDIAE Ψ    Ψ
Han merci merci *-* c'est super gentil! Au plaisir de te croiser in rp wink
 








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Ψ   Ψ LUCILLA · FILIA DISCORDIAE Ψ    Ψ
 
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